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| La coopération fructueuse entre PKB et la banque franCaise DEXIA |
Le règlement de la question du financement des collectivités locales est un point important du programme commun du nouveau gouvernement slovaque. Les régions slovaques ont un besoin urgent d'investissements étrangers. Sans ceux-ci, notre économie se retrouvera en difficulté de plus en plus grave. Quel est le rôle que la France peut jouer dans ce processus? Ces questions, mais aussi d'autres, sont l'objet de l'entretien entre le rédacteur ªubomír Mestánek et Vladislav Bachár, adjoint au directeur général pour les relations internationales de la Première banque communale s.a. (PKB) Zilina.
Quel
est, d'après vous, dans la continuité du passé et
du présent, le caractère du développement des relations
franco-slovaques en général, surtout dans la sphère
économique?
Malgré la distance géographique, les relations franco-slovaques ont une tradition, et les expériences positives sont nettement prédominantes. C'est le général M.R.Stefánik, un des fondateurs de l'Etat tchécoslovaque et grand patriote cosmopolite, ayant vécu une partie de sa vie scientifiquement et politiquement active justement en France, qui a joué un rôle important dans leur développement au début de notre siècle. Les rapports conjoints se sont consolidés aussi au cours et après la Deuxième Guerre mondiale, où les Slovaques représentaient une partie importante du corps diplomatique de la République Tchécoslovaque en France. Dans ce contexte, on ne peut oublier le rôle de la France, orienté à "atténuer" les rapports entre l'Ouest et l'Est au cours des an-nées de guerre froide.
Les rapports économiques franco-slovaques, après 1989, passaient "par Prague", étaient ciblés sur le gouvernement fédéral. Ce n'est qu'après sa recommandation que les entrepreneurs étrangers menaient des négociations avec les gouvernements nationaux. Un rôle important dans ce processus a été joué paétaient d'origine tchèque. Malgré cela, il y avait un intérêt, du côté français, à s'engager en Slovaquie, toutefois limité surtout à Bratislava, comme, par exemple, la construction de l'hôtel Danube, et la préparation du projet de métro. Quant aux investissements en province, il faut citer l'investissement d' ALCATEL SEL dans l'entreprise commune avec Tesla Liptovsky Hrádok, qui est un bon exemple, prouvant l'avantage d'une entreprise commune avec un investisseur étranger. J'aime rappeler aussi les bons résultats des activités de la Chambre de Commerce Franco-Slovaque.
Essayez de faire une évaluation des activités entre la France et la Slovaquie dans la sphère des finances...
La France était intéressée à élargir le secteur bancaire de la Slovaquie. La Banque de France a offert une assistance pour la formation de la Banque Nationale de Slovaquie, en fournissant des experts. Le mérite de l'afflux du capital français dans notre sphère bancaire revient, entre autres, à Vladimír Valach, dont la France a récompensé les activités en faveur du développement des relations mutuelles par la Légion d'honneur.
En Slovaquie,
une succursale de la banque Crédit Lyonnais et une repré-sentation
de la Société Générale développent leurs
activités. Les deux institutions se concentrent surtout sur les
activités d'investissement, de financement de projets avec une participation
de capital étranger en Slovaquie. Après la partition de la
fédération et la création de la Slovaquie indépendante,
une extension des contacts économiques s'est produite, des simulations
sur les possibilités d'engagement du capital français ont
été faites. A l'époque actuelle, l'étude est
dans la phase d'évaluation des résultats obtenus.
Qu'est-ce qui pourrait inspirer aux entrepre-neurs français encore plus d'ambitions d' investir en Slovaquie? Que faut-il faire pour que la France s'engage encore plus sur notre marché d'investissements?
J'ai eu la possibilité de participer, au nom de la PKB, avec Jozef Mihalik, président du Conseil d'administration de la Première banque communale, en novembre 1998, à deux manifestations internationales importantes - au Sommet des pays de l'Initiative centre-européenne (ICE) à Zagreb, et au séminaire international à Paris, organisé par le Sénat français. Il a été constaté, entre autres, au cours des deux rencontres, qu'en Slovaquie, après les élections, il y a, du point de vue institutionnel, les conditions préalables pour la création du cadre juridique industriel garantissant au capital étranger la stabilité, la sécurité et le retour des investissements. Il s'agit, en fait, d'éliminer les objections que les investisseurs étrangers potentiels avaient, dans la période de fonction de l'ex-gouvernement.
Les plus grandes objections étaient contre la non-transparence de nombreuses décisions ou directement processus, surtout la privatisation, contre le non-respect des lois, surtout du Code de commerce, mais aussi dans les questions concernant les faillites, les recouvrements contentieux des crédits et les créances dans le cadre d'un règlement judiciaire, etc... Il s'agissait donc de l'absence des facteurs formant un cadre industriel favorable, émettant des signaux aux investisseurs étrangers potentiels pour leur décision, ou combien et sous quelles conditions allaient-ils investir.
Notre position non unifiée envers notre adhésion à l'UE et l'OTAN était aussi en défaveur d'un afflux plus important d'investissements étrangers directs au cours des quatre années passées. A partir de mes propres expériences dans le secteur bancaire, je peux confirmer que, après la décision d'éliminer la Slovaquie du premier groupe de candidats à l'adhésion, les négociations avec les institutions financières publiques ou privées sont devenues plus difficiles, y compris celles qui concernaient déjà les projets en cours. Six mois avant les élections ces négo-ciations ne servaient qu'à "gagner du temps"; on utilisait couramment le slogan "on va voir après les élections". Les attentes de dévaluation avaient elles-aussi un effet négatif.
D'après mes propres expériences sur différentes négocia-tions,surtout à Zagreb et Paris, je peux constater, qu' une certaine rupture de barrière dans les réflexions sur les possibilités de financement des projets d'investisse-ments en Slovaquie s'est déjà produite. On constate que le nouveau gouvernement annonce la création de conditions standard pour les investisseurs étrangers. Cependant, pour le moment, il y a toujours une tendance prédominante à attendre la concrétisation des déclarations en question.
Et enfin, je pourrais encore souligner à quel point peut être nuisible le fait de répéter constamment que, dans notre économie, tout va mal.
La conséquence en est la déterioration du rating de la Slovaquie et, par la suite, la dissuasion des industriels étrangers potentiels à investir chez nous. Le seul fait que le rating attribué à la Slovaquie se situe au niveau du risque empêche de règler les problèmes fondamentaux de notre économie, car cette solution est directement liée à l'afflux des investissements étrangers directs et à l'amélioration du compte courant de la balance de paiement de la République Slovaque. Cela empêche aussi la restructuration de l'économie slovaque dans l'ampleur, qui assurerait sa compétitivité à l'étranger.
Vous avez fait mention de votre participation au séminaire à Paris fin novembre 1998. Quels sont vos connaissances et expériences acquises au cours de celui-ci?
A cette action, financée sur budget français, ont participé les plus hauts représentants du Sénat français, de la Banque mon-diale, de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) et d'autres institutions internationales, les représentants de la Pologne, de la Hongrie et de la République Tchèque, notre gouvernement était représenté par notre Ambassadeur en France M. Valach. La participation slovaque comptait les représentants de la PKB, de l'Agence Régionale pour le Développement à Banská Bystrica, de la Mairie de Bratislava, des entreprises ARTEM et ASSA, avec aussi la présence de Michel Duger, conseiller économique et commercial près l'Ambassade de France en Slovaquie.
L'objectif du séminaire était le soutien de l'engagement des entreprises et des institutions financières françaises dans les pays de l'Europe centrale dans la sphère communale. Il a été constaté que l'Europe centrale - représentée par la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie - est intéressante aussi par son marché, représentant environ 90 millions d'habitants. Ce marché, pour l'instant, ne suscitait pas un intérêt suffisant de la part des milieux industriels français. De plus, la saturation relative de ces marchés est inférieure à celle des marchés occidentaux. C'est donc un espace, qu'il faut remplir. La question qui se pose est : est-ce que cet espace sera comblé par des investissements américains et d'Extrême-Orient, ou par l'UE, donc par ses pays membres ?
La rencontre a été orientée vers la problématique du secteur public, la sphère communale, le financement des projets dans cette sphère, plus précisément dans l'environnement, l' infra-structure et les travaux publics pour la sphère communale. Les rapports avec le secteur public, la sphère communale, sont un domaine fort dans le système de l'économie française. Le Crédit local de France, un des actionnaires de Dexia, Project and Public Finance International Bank - la banque française qui est une corporation financière internationale et qui a le rôle de leader en matière de financement du secteur public en Europe, Asie et développe ses activités aussi aux Etats-Unis - a une coopération à long terme avec la PKB. Il a participé à l'élaboration de la méthodologie de financement de la sphère communale en République Slovaque et les agents de la PKB à la rédaction d'un recueil, qui caractérise les activités et le financement des collectivités locales en Slovaquie.
Nous pouvons donc évaluer notre participation au séminaire surtout du point de vue d'une coopération continue des ban-ques orientées au financement du secteur public et des projets des collectivités locales en Slovaquie. Nous avions ainsi la possibilité de présenter la politique gouvernementale à l'égard des collectivités, discuter des changements prévus et des possibilités de financement des projets en coopération avec la PKB. A l'issue des discussions, les représentants des deux banques se sont prononcés en faveur d'une coopération plus intense en 1999, et de la recherche des possibilités de collaboration avec la BERD et la Banque mondiale en matière de financement de projets en Slovaquie.
Quel est le rôle que votre Première banque communale joue dans le processus de sensibilisation des industriels étrangers à investir en Slovaquie?
La PKB a été créée et développe ses activités comme banque de la sphère communale, donc une banque des villes et des communes, qui sont ses actionnaires importants. Notre banque était la première, et en fait la plus grande, banque d'émission des obligations communales en Slovaquie. Elle a une place prépondérante en matière d'octroi des crédits aux municipalités, de financement de projets, en proposant une gamme étendue de services banquiers, y compris des services de consultation. La banque participe à l'organisation des actions internationales dans le cadre desquelles elle joue un rôle actif; elle a une coopération avec les banques communales à l' étranger. On peut constater que la PKB tient ses engagements vis-à-vis des actionnaires, valorise son capital social, paie des dividendes, elle a aussi une coopération avec les autorités centrales de l'Administration et des institutions à l' étranger.
En collaboration avec la BERD, nous avons élaboré des projets orientés vers le financement de la construction des décharges pour stocker les déchets communaux, des stations d'épuration des eaux usées, la construction des infrastructures, la privatisa-tion et la modernisation de la Compagnie des Eaux et Canalisations. Les projets en question ont été élaborés selon la méthodologie de la BERD, avec une application stricte des exigences des institutions internationales en matière de financement de projets, mise en place des financements, garantie de retour des investissements en question. Comme la demande de financement de projets représente environ le montant de 80 millions de USD, la PKB accueille toute coopération avec d'autres investisseurs potentiels. De même, la problématique-même de financement de projets offre la possibilité d'adhérer à un autre investisseur. C'est pour cela qu'une intensification des contacts s'est produite entre la PKB, les banques communales à l'étranger et les institutions financières internationales.
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