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| La Chambre de Commerce
Franco-Slovaque
garant du développement des rapports économiques avec une vision claire |
Les Slovaques ont joué un rôle important dans la fondation de la Chambre de Commerce Franco-Slovaque (CCFS). Le rôle décisif a été joué par Vladimír Valach, dernier président de la Chambre de Commerce Franco-Tchécoslovaque, actuellement Ambassadeur de la République slovaque en France. Après la partition de l'Etat commun, il a fallu, en Slovaquie, chercher de nouvelles voies pour continuer à développer les contacts établis et enfin, le 16 février 1994, la CCFS a été fondée. Un groupe important de partisans s'était formé, avec la présence de Michel Perrin, premier Ambassadeur de France en Slovaquie, Jean-Marie Schott, conseiller économique et Peter Mihok, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie slovaque (CCIS) qui, au cours des premiers quatre mois, a fourni un gîte à la CCFS. Igor Schmidt, exerçant la fonction de Délégué Général de la CCFS, un des hommes de premier plan, nous parle du travail de la Chambre.
Cette
année, la Chambre fête le jubilé de sa fondation. Comment
étaient les débuts de son travail?
Les cinq années de construction de la Chambre peuvent être comparées à la croissance d'un enfant. Le temps qu'il atteigne cet âge, il doit éviter, en permanence, de multiples pièges de tous côtés. La Chambre est ouverte, non seulement aux entrepreneurs de nationalité slovaque et française, mais à tous ceux qui sont intéressés par la coopération dans ce domaine. De même, nous sommes ouverts à tous les intéressés des autres pays francophones (pays, où la langue française est utilisée).
En vertu de la devise française "liberté, égalité, fraternité", nous avons deux co-présidents, français et slovaque et quatre vice-présidents de la Chambre avec les mêmes compétences. C'est la différence entre nous et les autres chambres. Les premiers co-présidents de la Chambre étaient Vladimír Valach et Albert Castro. A l'époque actuelle, ce sont Bruno Duthoit de la société Globtel, et Tibor Lazarovic de la société BC Torsion qui exercent cette fonction.
L' avantage de la Slovaquie en France est que, si l'on ne réussit pas à établir des contacts au Nord du pays, il suffit de déplacer nos activités plus au Sud, à Bordeaux ou Lyon, où la situation peut être tout-à-fait différente. La situation des Français est un peu plus simple: s'ils veulent obtenir des informations et avoir une idée globale sur la situation en Slovaquie, il peuvent "avaler" la ligne Bratislava - Kosice littéralement en un jour. Si vous connaissez cette situation, vous n'avez plus aucun problème.
La CCFS renoue souvent avec les activités des hommes d'Etat de l'époque de la monarchie et de la 1ere République tchécoslovaque.
En Slovaquie nous apprécions considérablement le rôle joué par le général Milan Rastislav Stefánik pour faire connaître aux Français les problèmes de la Tchécoslovaquie. Une nation aussi grande que la France n'a pas eu le temps d'enregistrer complètement tous les changements dans cette région.
Quel dommage, qu'il n'y ait pas eu au moins un millier de Stefánik parcourant la France ! On ne peut estimer, combien de personnes encore devront aller expliquer qui sont les Slovaques, où et comment ils vivent. Toutefois, c'est quand-même mieux depuis la création de la République slovaque, et la CCFS y a contribué aussi, de façon considérable, et continue à y contribuer, jour après jour, depuis sa création.
Une meilleure connaissance mutuelle contribue aussi au développement positif de la coopération économique.
Le volume des échanges commerciaux entre la Slovaquie et la France, qu'on a commencé à suivre depuis la création du nouvel Etat indépendant en 1993, augmentait progressivement. En 1998, la croissance était 3,5 fois plus élevée par rapport au niveau initial. Les importa-tions de Slovaquie prévalaient sur les exportations. Toutefois, à l'époque actuelle, le déficit diminue. Paradoxalement, c'est une fabrique d'automobiles allemande, dont le siège est à Bratislava et qui exporte en France des voitures fabriquées en Slovaquie, qui se cache derrière ce changement. Un autre paradoxe est qu'un certain constructeur automobile français s'efforçait de gagner la faveur de la Slovaquie déjà avant son concurrent allemand.
Ce qui est important, c'est que ces échanges sont amorcés, notre Chambre, reconnue comme partenaire sérieux, est membre de l'Union des Chambres de Commerce et d'Industrie Françaises à l'Etanger (UCCIFE), qui prépare, avec d'autres Chambres, les "Journées - pays". Nous sommes devenus membres d'une grande famille ayant des rapports directs avec 183 Chambres régionales et locales en France.
Le degré d'intensité de la coopération est différent, tandis que des rapports privilégiés apparaissent, qui devraient aboutir officiellement à une Convention du partenariat stratégique avec les Chambres de Reims et Epernay dans l'Est, et Douai au Nord, une coopération avec la Chambre alsacienne de Colmar s'amorce, qui comprend aussi le Centre-Alsace.
Nous "répartissons" intensivement les contacts établis en France parmi nos adhérents. Si nous ne trouvons pas d'intéressé parmi ceux-ci, nous cherchons des candidats convenables ailleurs.
Les
cinq années d'activité ont certainement porté leurs
fruits. Quelle est l'entreprise slovaque que vous pourriez désigner
comme "vitrine" des activités de la CCFS et quels sont,
selon vous, les mérites les plus importants de la Chambre ?
Je n'aimerais pas trop utiliser des mots expressifs. Les caractéristiques qui honorent les Slovaques sont l'amour du travail, la modestie, l'application au travail, la persévérence, la communication sans barrières, la disponibilité. Vous pouvez remarquer, que ce sont des traits caractéristiques de toutes les firmes, que ce soient des entreprises communes ou des sociétés slovaques d'un côté et françaises de l'autre, qui font des échanges fructueux ensemble. Et puis au sein de ces sociétés, il y a des responsables qui sont dans les organes de gestion et d'administration de la CCFS.
La CCFS a un rapport très étroit avec l'ensemble de ses membres.
Nous nous efforçons de créer un mi-lieu familial naturel, non affecté. C'est pour cela que nous avons aidé aussi "l'apparition" de la société AK Plast Nová Bana et Möllner-Tanne Rudno nad Hronom, qui sont les "filles" du fondateur de la CCFS, et une coopérative de production, Kveta v.d. Nová Bana.
C'est ainsi que nous avons donné vie aussi à l'Association Slovaque des Trésoriers d'Entreprise, selon l'exemple français de l'AFTE (Association Française des Trésoriers d'Entreprise) avec le concours de Vladimír Valach et Patrice Mesnard, à cette époque directeur financier de Chemlon Humenné. Nous sommes devenus un exemple pour la créa-tion d'autres Chambres mixtes en Slovaquie et nous nous réjouissons de leur réussite.
Les rapports économiques, ce sont surtout les entreprises communes.
Par exemple, la première société française en Slovaquie, encore à l'époque de la Fédération, était BC Torsion à Brezová pod Bradlom (son directeur généra,l Tibor Lazarovic, est actuellement co-président de la CCFS). A l'heure actuelle, l'entreprise exporte plus de 80% de sa production, des grillages en fil de fer avec une couche de protection en matiè-re plastique, en France et vers les terri-toires français.
La création du Crédit Lyonnais Bank Slovakia, ainsi que la "résurrection" de Chemlon Humenné, relatent aussi l'his-toire des rapports fructueux dans les échanges commerciaux franco-slovaques.
Il est très important que les portes de la Slovaquie soient constamment ouvertes, du 1er janvier au 31 décembre. Malgré le fait que, en Slovaquie, de nombreux changements de gouvernement se soient produits, nous tenions toujours à ce que la France ait la possibilité de découvrir la Slovaquie. Nous avions souvent à suppléer la lenteur des institutions qui devaient servir d'exemple. Nous nous efforcions d'affiner les premiers contacts des Français avec la Slovaquie, de les rendre plus agréables. C'est surtout un bon démarrage qui permet d'obtenir un partenaire pour lancer une coopéra-tion durable.
Les investissements français en Slovaquie sont un bon exemple de cette collaboration. Notamment Chemlon Humenné avec la société française Rhône-Poulenc, dans une entreprise dont la société italienne FIAT détient aussi des parts.
Chemlon Humenné a organisé, il y a deux ans, une grande mission en Slova-quie. Il a fait venir un groupe de 20 entrepreneurs de la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entre-prises) de Lyon. Un an plus tard, une mission slovaque a été organisée en France, où des rencontres semblables ont été préparées avec le concours de la CGPME et de la Chambre de Commerce et d'In-dustrie de Lyon. Un tel effet de synergie est particulièrement important, et notre objectif est de faire apparaître, sur la carte de la Slovaquie, le plus grand nombre possible de telles traces françaises.
Les salons, les expositions et les rencontres informelles, jouent aussi un rôle important dans l'établissement des contacts, et pas seulement économiques.
On peut mentionner, dernièrement, le Salon du Meuble de Paris, où exposait la société Mobilier Piestany, et la concep-tion moderne et élégante de son mobi-lier exposé a attiré l'attention.
L'exposition de Drevounia s.a., qui exposait avec le membre français de la Chambre ADECO International, était réussie, elle-aussi.
La réception solennelle à Paris, à l'occasion du 6e anniversaire du Jour de la création de la République slovaque, a été enrichie par les pains d'épices de la pâtissière populaire Mária Balacinová, accompagnés de musique populaire de Tibor Koblícek, fabricant et joueur d'instruments populaires, qui suscitaient l'attention des présents. Ceci aussi, est un moyen de mieux se connaître.
Evolution du nombre d'ashérents de la CCFS
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Milan Hajóssy
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