En 1998 la coopération franco-slovaque a connu une réussite exeptionelle

La coopération commerciale franco-slovaque n'a commencé à se développer de manière intensive qu'après la création de la République slovaque. Dans le passé, la France n´était pas un partenaire commercial classique de la Slovaquie. Anton Berith, conseiller commercial de l´ambassade de la République slovaque en France, dont le siège se trouve à Paris, présente le potentiel latent des relations bilatérales franco-slovaques.

Juste après la constitution du Département commercial à Paris, il a fallu créer toute une base de relations mutuelles, de contacts personnels et de liaisons entre les institutions françaises, les chambres de commerce dans les régions françaises et entre les partenaires commerciaux. C´était un travail long et quelquefois de fourmi.

Aujourd´hui, nous pouvons constater que ce travail a porté ses fruits, sous forme d´une augmentation permanente des exportations slovaques en France. Nous relevions annuellement des croissances encourageantes, qui dépassaient sensiblement les croissances de l´ensemble des exportations slovaques. La part des exportations en France a augmenté de 1,65% en 1993 à 3,46% aujourd´hui. Les données préalables de l´année dernière traduisent une croissance de presque 70% par rapport à l´année 1997. Les chiffres et les pourcentages cachent une structure d´articles d´exportation très favorable, dont plus de 61% représentent des exporta-tions de produits de constructions mécaniques et des produits industriels ayant un caractère de consommation.

En 1998 la France a renforcé sa septième position parmi les partenaires commerciaux de la République slovaque. No-tre objectif est d´augmenter encore les exportations de produits ayant traditionnellement du succès, comme les voitures de Volkswagen Bratislava, les produits blancs (réfrigérateurs), le textile, les chaussures, les meubles, les livres et les produits de presse, le verre, les fibres chimiques et l´acier. En dehors de cela nous tenterons évidemment de trouver des débouchés pour d´autres produits.

Les produits sous-traités à des sociétés de constructions mécaniques sont un important article d´exportation vers la France et sont destinés, entre autre, à l´industrie automobile française.

Notre balance commerciale est déjà traditionellement passive. En 1998, nous avons réussi, grâce à une croissance importante des exportations et à une certaine stagnation des importations depuis la France, à réduire ce passif de manière si-gnificative. Les statistiques françaises parlent même d´une balance commerciale équilibrée avec la République slovaque.

En 1998, nous avons aussi constaté une tendance positive dans le domaine des investissements français en Slovaquie. Déjà en 1997, la Répu-blique française (RF) a, de nouveau, acquis la quatrième position parmi les investisseurs étrangers.

Le potentiel industriel et technique de la France est élevé, elle a développé plu-sieurs technologies de pointe, notamment dans les secteurs du transport, des télécommunications, de l´éléctronique, de l´informatique, et dans beaucoup d´autres. Elle est la quatrième puissance commerciale du monde, et elle occupe la première position en Europe dans le domaine de la production et du commerce agro-alimentaire.

D´une part, la Slovaquie a besoin des techniques de pointe et des investissements, d´autre part, elle peut fournir aux sociétés françaises de branches très va-riées, des composants et des produits sous-traités.

La possibilité d´une complémentarité mutuelle de la coopération existe donc, et cette dernière ne va pas représenter une concurrence, mais elle va être avantageuse pour les marchés dans les deux pays.

La position géographique présente une possibilité mutuellement avantageuse d´une coopération sur les marchés tiers; du côté slovaque, il s´agit des pays de l´ex-URSS, et du côté français, des pays de l´Afrique septentrionale. Entre autres, il est possible de créer des sociétés mixtes.

Le marché français de consommation présente beaucoup de possibilités pour les produits slovaques. Je pense que tout produit moderne slovaque, qui répond, bien évidemment, aux critères de qualité et de concurrence en matière des prix, peut être placé sur le marché français. Dans le cadre de ses possibilités, limitées sur le plan du personnel, le Département de commerce peut apporter une aide dans l´effort pour trouver des clients, ou adresser des demandes aux producteurs connus. Je dis "connus" parce que, quelque fois, le Département connait des producteurs de produits de pointe uniquement à partir des informations publiées par le "Kompass" slovaque. De la part des entrepreneurs et producteurs slovaques, recherchant certains produits, nous ap-précierions des documentations sur leur production, en français ou en anglais. Dans ce domaine je vois encore des lacunes énormes.

Je peux dire de ma propre expé-rience que la participation aux différents salons professionnels, qui sont organisés chaque année en France, représente une méthode excellente et peut être la meilleure, de rechercher des partenaires. Je rappelle que, pour les français, c´est la forme la plus répendue de commerce, le management lui même arrive seulement après.

Je suis convaincu que, prochainement, nous arriverons à réaliser notre intention, qui est aussi celle de l´ambassadeur Vladimír Valach, c´est à dire de doubler, pendant la période 1998 - 2000, les exportations slovaques en France, de même que le nombre de sociétés mixtes franco-slovaques, et de créer, de cette manière, une base propice à la continuation d'un développement favorable des relations économiques et commerciales mutuelles.

Ces objectifs ne sont pas faciles à at-teindre, mais je pense qu´ils sont réels. Nous allons réussir à les accomplir grâce à l´effort conjoint de l´Ambassade à Paris, de notre Département commercial, du représentant du Fond de soutien au commerce extérieur à Paris et de la Chambre de Commerce franco-slovaque. Il est nécessaire de rappeler la bonne coopération avec le SNAZIR (Agence Nationale Slovaque pour le Développement d´Investissements Etrangers) et l´Agence Nationale pour le Développement des Entreprises Petites et Moyennes, où nous envoyons des demandes concrètes des partenaires français. Sur le plan des perspectives, nous pouvons nous attendre, en partant du développement récent de nos exportations et des demandes concrêtes, à une croissance des exportations de meubles, de livres, de confection, de chaussures, de produits chimiques et, surtout, de pro-duits de constructions mécaniques et métallurgiques. Je suis persuadé que nous pourrons nous imposer sur le marché français aussi avec nos produits alimen-taires. Par sa première visite officielle au salon alimentaire SIAL, la Slovaquie a fait un pas très favorable dans ce sens.

En janvier 1999, à Paris, a eu lieu le séminaire consacré au sujet "Nouvelles possibilités d´investissement en Slovaquie" auquel a participé, à la tête d´une déléga-tion d'industriels, le ministre de l´Economie slovaque Ludovít Cernák. L´intérêt de la République slovaque de s´approcher de manière conséquente des structures européennes, et de créer une ambiance transparente pour les investisseurs étrangers, a été présenté et confirmé au cours de cet événement. Ceci a représenté un autre stimulant positif des relations bilatétales franco-slovaques.

Milan Hajóssy

Slovak Trade FORUM